automne

Le Castellet

  Dernier lieu de nos promenades d'automne via ce site : le Castellet. Je n'aime pas beaucoup cet endroit qui, en saison estivale, se transforme en centre commercial et artisanal à ciel ouvert, avec une foule nombreuse, où il semble que la production locale se soit spécialisée dans la génération de boutiques prêtes à plumer le touriste. De plus, c'est une place forte de structure médiévale, donc étroite. Pour un photographe amoureux de paysage, d'espace et légèrement claustrophobe, c'est l'horreur. C'est pourquoi j'aime la voir de loin, sur sa colline, perchée. Et, malgré ses silhouettte et authenticité, Le Castellet ne fait pas, à ma grande surprise - et peut-être à la vôtre -, partie des plus beaux villages de France. 

 En revanche, sur site, la vue sur les alentours, sur les cultures aux pieds de la place forte, sur la plaine qui fait communiquer Cassis avec Toulon, sur la Cadière d'Azur jumelle, sur la trouée de passage vers Bandol, sur la mer au loin, est tout à fait unique. Et puis, par de douces journées  d'hiver ou d'automne, on peut vraiment s'y promener paisiblement et également découvrir les pierres calcaires dorées si attachantes dans la construction provençale traditionnelle exclusive à ce vieux village. Même moi, avec le viseur du boîtier très souvent à l'oeil, je n'ai pas réussi à me cogner à un autre curieux ; alors, si l'envie vous en prend, un conseil : un passage sur place n'est pas simplement recommandable, il s'impose.

Le Castellet, automne 2014

Vignes en automne, 3/3 : La Malissonne

  Suite et effectivement, fin : nous terminons notre trilogie de vignes en automne autour de - et sur la commune de Saint Cyr sur Mer, et pas question de le faire autrement qu'en beauté. C'est donc à la Malissone que ça se passe, c'est localement un quartier, mais plus encore, un chemin qui domine les vignobles au Nord en direction du Castellet, et qui, par sa faible, mais réelle, altitude, permet d'apercevoir la plaine littorale se terminant jusqu'aux Lecques, dans la Méditerranée.

  Depuis ce point de vue, on découvre un panorama d'autant plus intéresssant qu'il est découpé en de nombreux plans, par des haies, des lignes d'arbres ou d'autres séparations végétales. Orienté au Sud-Ouest, il est parfait pour les vues de mi-saison, l'après-midi si l'on veut s'assurer de beaux contre-jours. De plus, la profondeur de cette zone est suffisament importante pour qu'il s'y passe quelque chose d'attirant en permanence ; c'est ainsi qu'une session précédente m'avait permis de découvrir inopinément des planches évoluant sous voile de kite, et je vous laisse pour cette fois le soin de localiser le décollage lointain d'un Canadair dans la baie sur un des clichés de l'album ci-dessous :

Saint Cyr, la Malissonne

Bande de p'tits veinards ! Régalez-vous de vignes en automne : autour du Moulin de Saint Côme (1/3)

 Si l'on me demande quel est le spectacle qui m'a amené un jour à persévérer dans la photo, je crois que sans hésiter je répondrais : les lumières de contre-jour puissantes, entre octobre et novembre, quand elles allument un vrai feu dans les campagnes et les montagnes. D'autant qu'elles sont forcément rasantes à cette période de l'année, et en conséquence, transforment tout feuillage normalement constitué sous nos latitudes en véritable collection de vitraux. Donc, à ceux qui n'aiment pas les verres colorés de jaune, or, fauve, rouge ou roux, je conseille d'ores et déjà de ne pas vous incruster ici. L'exercice est d'autant plus intéressant sur les rivages de la Méditerranée avec les cyprès et les oliviers, car ils jouent à contre dans les formes, avec leurs élancements rythmant la platitude du vignoble,  parfois moutonnant à perte de vue sur les collines, et surtout dans les fonds, avec des verts prononcés souvent très sombres ; et quelle émotion, quand un mas ou une bastide un peu anciens, aux murs fauves de pierre calcaire, aux toits plats et aux tuiles romaines se réfugie au fond du paysage, juste en silhouette, avec ses inévitables sucettes géantes végétales qui montent la garde tout autour. On dirait d'immenses et minces soldats qui sont là pour tenir l'intrus en respect. Dans la lumière qui arrive derrière eux, ils s'endeuillent de quasi noir, et sont alors particulièrement intimidant. Dans de tels environnements, j'aime l'ensemble de ces demeures et de leurs abords juste découpés sur le paysage, sans guère de détails de façade ou d'architecture ; à moins de vrais cas d'exception. Et un peu de fumée qui quitte paresseusement sa cheminée dans un air tranquille me met au comble de l'extase.

  Alors voilà, on va voir ça en 3 épisodes, le premier à découvrir par le lien ci-dessous se situant autour du vieux Moulin de Saint Côme, aux confins des communes de Saint Cyr sur Mer, La Cadière d'Azur et Bandol. Puis nous nous transporterons au Nord-Ouest de Saint Cyr. Nous terminerons en grande beauté, depuis le quartier de La Malissonne à Saint Cyr, avec vue plongeante jusque dans la mer dans ses bords des Lecques.

  Profitez de ces derniers feux solaires, avant de vous plonger dans les longues nuits dans lesquelles viennent se glisser Noël et sa magie.

  Comme incitation, j'ajoute à cela que certaines des photos de cette série comptent parmi celles que j'estime comme les plus belles que j'aie jamais prises. Et j'ajoute qu'un de mes proches, à propos de la photo de couverture, évoquait "la perfection". Alors...

Autour du Moulin de Saint Côme

Courson, clap de fin

  Bleu, vert, rouge, telles étaient les couleurs d'un feu d'artifice végétal qui a conclu une longue période d'ouverture au public à l'occasion des foires successives aux plantes et jardins dans ce lieu d'exception (voir le billet précédent : Courson octobre 2014, dernière saison.) : merci, bravo, et pour longtemps, ou plutôt, comme on l'espère, pour le moins longtemps possible, au revoir, Courson.

Courson, der de der

)

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Courson octobre 2014, dernière saison.

  Les amateurs de jardin de la région parisienne ne connaissaient que cela : parmi les foires aux plantes et au jardinage, Courson était un rendez-vous qu'il ne fallait pas manquer 2 fois par an, au même titre que son homologue et très voisine de Saint Jean de Beauregard. Las, malgré - ou à cause de ? - son succès de fréquentation tant de la part des acheteurs que des vendeurs, cette foire/rencontre quitte ces lieux magnifiques, au profit des jardins du château de Chantilly. C'est beaucoup plus prestigieux et grandiose, mais aussi au moins 100 km plus au Nord. Pas évident que tout le monde suive.

  Dans ce billet, je vous fais un compte-rendu visuel de la première partie : Courson, côté exposition, la der des der. Les stands et les plantes présentés sont ceux qui à mon passage ont retenu mon attention, ou mon plaisir visuel, sans intention de présentation de rareté, d'exhaustivité ou d'exception dans mon reportage. Donc, glanez-y ce qui vous plaira, et imprégnez-vous de l'ambiance : estivale, pour la température, grandiose, pour la météo, somptueuse, pour le cadre, automnale, pour les couleurs environnantes.

  Mais comme on dit, "restez connectés". Courson, suite et fin, côté parc du château, en cet admirable week-end, risque de vous surprendre et de vous plaire encore plus ; ses lumières, ses transparences, ses reflets dans sa pièce d'eau, ses contrastes vert/jaune/rouge, ses arbres rares, exceptionnels ou centenaires. C'est à un festival d'"octobre rouge" au sens coloriste du terme que je vous inviterai sous peu.

Courson octobre 2014