lumière du matin

Vignes en automne, 3/3 : La Malissonne

  Suite et effectivement, fin : nous terminons notre trilogie de vignes en automne autour de - et sur la commune de Saint Cyr sur Mer, et pas question de le faire autrement qu'en beauté. C'est donc à la Malissone que ça se passe, c'est localement un quartier, mais plus encore, un chemin qui domine les vignobles au Nord en direction du Castellet, et qui, par sa faible, mais réelle, altitude, permet d'apercevoir la plaine littorale se terminant jusqu'aux Lecques, dans la Méditerranée.

  Depuis ce point de vue, on découvre un panorama d'autant plus intéresssant qu'il est découpé en de nombreux plans, par des haies, des lignes d'arbres ou d'autres séparations végétales. Orienté au Sud-Ouest, il est parfait pour les vues de mi-saison, l'après-midi si l'on veut s'assurer de beaux contre-jours. De plus, la profondeur de cette zone est suffisament importante pour qu'il s'y passe quelque chose d'attirant en permanence ; c'est ainsi qu'une session précédente m'avait permis de découvrir inopinément des planches évoluant sous voile de kite, et je vous laisse pour cette fois le soin de localiser le décollage lointain d'un Canadair dans la baie sur un des clichés de l'album ci-dessous :

Saint Cyr, la Malissonne

Vignes en automne : 2/3

  Nous y revoilà : en effet, nous étions précédemment aux confins des communes de Saint Cyr sur Mer, La Cadière d'Azur et Bandol (voir le billet précédent : Bande de p'tits veinards ! Régalez-vous de vignes en automne : autour du Moulin de Saint Côme (1/3)). Maintenant, nous nous transportons effectivement de part et d'autre de l'autoroute qui contourne Saint Cyr par le Nord-Ouest. En 3/3 dans un billet à venir, nous terminerons en grande beauté, dans le quartier de La Malissonne à Saint Cyr, avec vue plongeante jusque dans la mer dans ses bords des Lecques, bien que cette dernière fasse de subtiles et lointaines apparition d'ores et déjà sur l'album que je vous propose de visiter ici.

  Néanmoins, pour les patients, je réserve une bonne surprise subsidiaire, sur un thème proche. Aussi, comme on dit sur les sites d'information : restez connectés !

St Cyr/Mer, champs et vignobles au Nord-Ouest

Bande de p'tits veinards ! Régalez-vous de vignes en automne : autour du Moulin de Saint Côme (1/3)

 Si l'on me demande quel est le spectacle qui m'a amené un jour à persévérer dans la photo, je crois que sans hésiter je répondrais : les lumières de contre-jour puissantes, entre octobre et novembre, quand elles allument un vrai feu dans les campagnes et les montagnes. D'autant qu'elles sont forcément rasantes à cette période de l'année, et en conséquence, transforment tout feuillage normalement constitué sous nos latitudes en véritable collection de vitraux. Donc, à ceux qui n'aiment pas les verres colorés de jaune, or, fauve, rouge ou roux, je conseille d'ores et déjà de ne pas vous incruster ici. L'exercice est d'autant plus intéressant sur les rivages de la Méditerranée avec les cyprès et les oliviers, car ils jouent à contre dans les formes, avec leurs élancements rythmant la platitude du vignoble,  parfois moutonnant à perte de vue sur les collines, et surtout dans les fonds, avec des verts prononcés souvent très sombres ; et quelle émotion, quand un mas ou une bastide un peu anciens, aux murs fauves de pierre calcaire, aux toits plats et aux tuiles romaines se réfugie au fond du paysage, juste en silhouette, avec ses inévitables sucettes géantes végétales qui montent la garde tout autour. On dirait d'immenses et minces soldats qui sont là pour tenir l'intrus en respect. Dans la lumière qui arrive derrière eux, ils s'endeuillent de quasi noir, et sont alors particulièrement intimidant. Dans de tels environnements, j'aime l'ensemble de ces demeures et de leurs abords juste découpés sur le paysage, sans guère de détails de façade ou d'architecture ; à moins de vrais cas d'exception. Et un peu de fumée qui quitte paresseusement sa cheminée dans un air tranquille me met au comble de l'extase.

  Alors voilà, on va voir ça en 3 épisodes, le premier à découvrir par le lien ci-dessous se situant autour du vieux Moulin de Saint Côme, aux confins des communes de Saint Cyr sur Mer, La Cadière d'Azur et Bandol. Puis nous nous transporterons au Nord-Ouest de Saint Cyr. Nous terminerons en grande beauté, depuis le quartier de La Malissonne à Saint Cyr, avec vue plongeante jusque dans la mer dans ses bords des Lecques.

  Profitez de ces derniers feux solaires, avant de vous plonger dans les longues nuits dans lesquelles viennent se glisser Noël et sa magie.

  Comme incitation, j'ajoute à cela que certaines des photos de cette série comptent parmi celles que j'estime comme les plus belles que j'aie jamais prises. Et j'ajoute qu'un de mes proches, à propos de la photo de couverture, évoquait "la perfection". Alors...

Autour du Moulin de Saint Côme

Le réflex du pro doit devenir de poche !

 Le matériel photo n'est pas un produit qui doit être spécialement sorti pour tel ou tel motif. Un bon appareil aujourd'hui, c'est celui qui permet de saisir le bon moment, au bon endroit, sans que l'emport du matériel ait auparavant donné lieu à la préparation d'une véritable expédition.

 C'est cette disposition qui m'avait conduit à avoir avec moi mon Nex 7 quasi de poche, me permettant une moisson de nouveaux clichés à l'occasion de visites de revendeurs, sur les bords des vieux ports de Cassis, La Ciotat et Bandol, sur la côte de Saint Cyr en cet été 2013. Pour cela, un zoom télescopique 16 - 50 utilisé aux bonnes focales ou le Sigma 19 mm monté sur le boîtier, et ces ensembles boîtier + une optique au choix font merveille tout en restant dans la limite des 500 g et de la dimension d'une grand poche de blouson.

 Le paysagiste, c'est un reporter de son environnement, surtout lorsqu'il est fou de belles lumières qui ne s'éternisent pas : une demi-heure de plus, et l'eau qui offrait de fantastiques reflets se trouble pour cause de vent qui se lève, de trafic bateau qui s'ébroue, de nuages pas prévus au programme, mais qui, néanmoins, s'y inscrivent sans avoir demandé votre permission. En conséquence, le reporter de paysage et de lumière doit être comme le scout dans le service : toujours prêt.

 Sinon, c'est que sa flamme s'est éteinte, sa passion s'est usée, il est grand temps pour lui de passer la main. Autant s'essayer à la cuisine, c'est à la mode et ça peut rapporter gros ; ou à la bourse : ça se joue dans un fauteuil, c'est physiquement sans exigence aucune, et l'on peut espérer de belles plus-values sans risques délirants. Et côté émotions, on peut être servi. Mais pour moi, les plus fortes sont parmi celles que j'ai eu à immortaliser ce que vous pouvez voir ici. Sans regret donc, ni pour la cuisine, ni pour la bourse.

Lien vers l'album des inédits de l'été 2013