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Bande de p'tits veinards ! Régalez-vous de vignes en automne : autour du Moulin de Saint Côme (1/3)

 Si l'on me demande quel est le spectacle qui m'a amené un jour à persévérer dans la photo, je crois que sans hésiter je répondrais : les lumières de contre-jour puissantes, entre octobre et novembre, quand elles allument un vrai feu dans les campagnes et les montagnes. D'autant qu'elles sont forcément rasantes à cette période de l'année, et en conséquence, transforment tout feuillage normalement constitué sous nos latitudes en véritable collection de vitraux. Donc, à ceux qui n'aiment pas les verres colorés de jaune, or, fauve, rouge ou roux, je conseille d'ores et déjà de ne pas vous incruster ici. L'exercice est d'autant plus intéressant sur les rivages de la Méditerranée avec les cyprès et les oliviers, car ils jouent à contre dans les formes, avec leurs élancements rythmant la platitude du vignoble,  parfois moutonnant à perte de vue sur les collines, et surtout dans les fonds, avec des verts prononcés souvent très sombres ; et quelle émotion, quand un mas ou une bastide un peu anciens, aux murs fauves de pierre calcaire, aux toits plats et aux tuiles romaines se réfugie au fond du paysage, juste en silhouette, avec ses inévitables sucettes géantes végétales qui montent la garde tout autour. On dirait d'immenses et minces soldats qui sont là pour tenir l'intrus en respect. Dans la lumière qui arrive derrière eux, ils s'endeuillent de quasi noir, et sont alors particulièrement intimidant. Dans de tels environnements, j'aime l'ensemble de ces demeures et de leurs abords juste découpés sur le paysage, sans guère de détails de façade ou d'architecture ; à moins de vrais cas d'exception. Et un peu de fumée qui quitte paresseusement sa cheminée dans un air tranquille me met au comble de l'extase.

  Alors voilà, on va voir ça en 3 épisodes, le premier à découvrir par le lien ci-dessous se situant autour du vieux Moulin de Saint Côme, aux confins des communes de Saint Cyr sur Mer, La Cadière d'Azur et Bandol. Puis nous nous transporterons au Nord-Ouest de Saint Cyr. Nous terminerons en grande beauté, depuis le quartier de La Malissonne à Saint Cyr, avec vue plongeante jusque dans la mer dans ses bords des Lecques.

  Profitez de ces derniers feux solaires, avant de vous plonger dans les longues nuits dans lesquelles viennent se glisser Noël et sa magie.

  Comme incitation, j'ajoute à cela que certaines des photos de cette série comptent parmi celles que j'estime comme les plus belles que j'aie jamais prises. Et j'ajoute qu'un de mes proches, à propos de la photo de couverture, évoquait "la perfection". Alors...

Autour du Moulin de Saint Côme

Le meilleur de cette fin de saison : La Ciotat ?

  J'ai beaucoup de goût pour La Ciotat, et vois avec plaisir le surgissement de cette ville que j'évoquais dans mon livre, et qui maintenant se concrétise presque complètement. Elle se sort de son embarras de travaux, mais malheureusement, son nouveau cadre est assez bétonnesque, et pas suffisament verdi par des étendues de jardins et de plantations, spécialement sur ses bords de mer. Néanmoins, le résultat est élogieux, et la ville a gagné en calme, en majesté et en propreté ; en standing, comme on disait il y a quelques décennies. D'autant que mes derniers passages me laissent le souvenir de bateaux de plus en plus luxueux et de plus en plus grands stationnés dans la zone de réfection située de l'autre côté du port quand on arrive de Saint Cyr par l'Est, ou de Cassis. Car pour moi, tout tourne autour du vieux port comme centre d'intérêt de premier plan dans cette localité et, contrairement à beaucoup, la proximité des grandes grues ne m'y dérange pas. Au contraire, je trouve que ces silhouettes qui s'élèvent sont des sortes de sculptures volontairement brandies vers le ciel, qui meublent le vide face au plein des façades du vieux port, rendent hommage à la beauté des lieux, et en réalité, ne la déparent pas.

  Je n'avais pas été sur ce port bien souvent en été. Mal m'en avait pris, car ce rassemblement particulièrement dense de pointus et d'immeubles anciens, agencés en une succession seulement interrompue par la majestueuse église Notre Dame, est une réjouissance de lumières et de couleurs : très vives sur les bateaux, pastel, sur les façades. En un peu plus d'une heure, allant d'une darse et d'un ponton à l'autre, j'ai pu mitrailler tous ces vieux bateaux si amoureusement laqués à m'en faire une collection complète de magnifiques souvenirs en image en une seule fois. Avec le blanc qui les domine, ils semblent sourire au soleil, et cela leur va bien. Bravo à leurs propriétaires et aux associations comme les calfats de l'Escalet qui se mettent en peine pour les garder en cet état de véritable apparat. Qui plus est, si l'on veut un jour s'initier à l'art de la capture de reflets de bateaux ou de constructions provençales traditionnelles, et bien, on ne passera pas sur des bancs d'école rassemblés dans une salle fermée, mais au contraire, on parcourera inlassablement des hectomètres de plancher en bois de pontons à l'air libre qui s'insinuent au milieu d'un enchevêtrement de vieilles barques réjouisssantes et joyeuses, enclavé dans la vieille ville de La Ciotat. Et on se penchera avec gourmandise sur le calme des eaux du port et leur pellicule d'impressionnisme répandue à leur surface.

  Peu après, je suis retourné sur place pour flâner entre ce port et le casino, et en supplément, je vous livre des photos captées en fin de journée également, mais après la séquence évoquée ci-dessus, avec la mer toujours bien présente, et le spectacle des hommes et de leurs embarcations toujours vivace et renouvellé, sous l'oeil réjoui par avance, et l'objectif, du photographe.

La Ciotat sept 2014

Cassis, dernière moisson estivale

  Je vous livre le résultat d'un dernier tour de port en septembre 2014 : pour un photographe, l'appel des quais et de la lente danse des bateaux au mouillage est irresistible. D'autant que Cassis est riche en pointus colorés qui ajoutent leurs touches vivifiantes à celles des façades des immeubles : un vrai nuancier de fabricant de peintures grandeur nature, lesquelles s'adoucissent, mais sans disparaître pour autant, en reflets sur les eaux. Les capter est un aspect de mon travail qui, du reste, m'intéresse et me polarise de plus en plus.

 Ce qui y est fantastique aussi, c'est la concentration : autant de vues attirantes en un si petit espace, dont je peux faire la moisson en un peu moins de deux heures, voilà un atout précieux qu'offre Cassis au photographe pressé...à condition d'avoir pu facilement se rendre à pied d'oeuvre, ce qui, en voiture par exemple, est une autre paire de manches. En effet, Cassis est un concentré de village au fond d'un immense amphitéâtre, avec ses avantages, mais aussi, ses inconvénients. Il en est de même pour la fréquentation locale, Cassis est un lieu qui a beaucoup de succès, malgré son exigüité. Et comme le port est surtout exposé au soleil levant, le photographe a doublement intérêt à se mettre en branle tôt. Et puis, il y a le coup de chance : des points de vue dégagés ou achalandés, alors qu'ils se trouvaient soit bouchés, soit vides, année après année ; ainsi en est-il de celui sur la superbe barque Juliette bleu vif, que j'ai enfin eu l'occasion d'immortaliser à partir de la darse centrale de chantier naval, ou celui au bord des quais de sortie du port, pour laquelle il fallait beaucoup de passages de navires, et peu de piétons environnants. Et puis je me suis surpris moi-même en longue focale à faire cette photo qui, par l'écrasement classique de perspective avec ce type d'optique, donne un caractère de canal vénitien au bassin du port vu depuis son chenal d'accès.

  Bref, Cassis est un lieu de pélerinage régulier recommandé pour vos boîtiers photos, avec le photographe qui va bien derrière. Seul bémol au plaisir de la visite de ce lieu charmant, en raison d'un espace très réduit, l'absence de végétation et la minéralité prononcée du lieu me frappent au visionnage rapide de mes vues.

  Donc, Cassis en septembre, ça peut donner ça :

Cassis sept 2014

Bandol : à la recherche du point de vue

  Ce n'est pas tout de vouloir illustrer un joli site par des photos, encore faut-il savoir depuis quel endroit les prendre ; les bateaux, c'est au port, la cathédrale, c'est à partir de son parvis, la ville, c'est dans ses rues ou autour de ses monuments, sauf quand on veut en avoir une vue d'ensemble. Et là, on peut chercher parfois avec ardeur, sans arriver directement droit au but. C'est ce qui m'est arrivé avec Bandol, que je parcoure pourtant depuis plusieurs années, sans en avoir obtenu pendant longtemps une vision globale qui me satisfasse vraiment. Aussi ai-je il y a peu repris mon bâton, non de pélerin, mais de découvreur, pour mieux repartir à l'assaut de quartiers en corniche pour moi encore inconnus jusqu'ici, pour jongler entre constructions, voies d'accès indiquées par la carte, courbes de niveau et sens interdits, sachant que hauteurs de maison d'une part, et végétation d'autre part seraient sur place les ultimes remparts de prises de clichés ; car, bien que se rapportant à de tranquilles paysages, ils ne se laissent pas si facilement voler que cela. On peut donc arriver à se transformer en paparazo pour ville et campagne sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose.

  Néanmoins, j'ai trouvé, et réussi mon coup : j'espère que vous apprécierez ce dévalement de collines qui se jettent dans cet élégant port, et cette vue depuis une haute crête de la ville qui porte sur son arrière pays, incluant Le Castellet, au loin, sur son promontoire.

Bandol vues de loin

Exposition photos : à présent, c'est permanent !

  - Soit à l'office du tourisme de Bandol, qui conserve un fond de quelques photos encadrées de tous formats dans son hall d'accueil

  - Soit au magasin "Presse des Lecques", 32 Avenue du Port, 83270 Saint-Cyr-sur-Mer, Téléphone : 04 94 26 15 69

qui propose mes photos à la vente, encadrées sous verre, avec baguette d'encadrement argent ou bleu marine.

21,90 € en 20 x 30 cm

34,90 € en 30 x 45 cm.

N'hésitez pas à vous rendre sur place pour vous informer, ou à m'interroger à ce sujet via ce site.

Ci-dessous, une vue de photos encadrées avec passe-partout et baguettes bleu marine lors d'une exposition à l'office de tourisme de Bandol (attention, les photos actuellement sur place peuvent être différentes de celles de ce cliché). 

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Arboretum de Châtenay-Malabry, été 2014

  L'arboretum de Châtenay-Malbry est un de mes lieux de visite et de regard favori, spécialement à l'automne, saison pour laquelle ses concepteurs s'en sont donné à coeur joie dans la planification des apparitions de teintes fauves et rouges de circonstance. Grand, mais pas trop, vallonné, mais pas pentu, agrémenté de ce qu'il faut en bassins miroir, en maison de maître et pavillons de jardins, en pelouses, en bancs, en ponts, en sculptures sur buissons, en artifices de décoration campagnarde et en raretés végétales, parmi lesquelles émerge, c'est le cas de le dire compte-tenu se sa taille gigantesque, un cèdre pleureur absolument colossal, c'est un des plus beaux parcs à l'anglaise que je connaisse.

  Ennemi du romantisme paroxystique, s'abstenir.

  Bonne découverte.

  

Arboretum Châtenay

Vous reprendrez bien une p'tite gorgée de Méditerranée !

 En effet, dans ce billet, je vous offre simplement une moisson de nouveaux clichés réalisés cet été 2014 sur la côte méditerranéenne entre La Ciotat (Le Liouquet, son anse et ses rochers ocres) et Bandol, en passant par les hauteurs dominant le golf Dolce Fregate.

  Bonne découverte. 

Eté 2014

Fête du printemps, faites des photos !

  Nous y sommes : en mars, on charge sa batterie, on vide et reformate sa carte mémoire, et fatalement, arrive le moment où on se retrouve dehors à mitrailler comme un fou. Mes scènes de chasse photo en ce printemps 2014 méditerranéen s'apellent les extérieurs Est de Cassis, avec ses hauteurs, ce jardin exotique sub-tropical, le bout des anses rocheuses et leurs allures de fin du monde minéral et végétal, où la végétation a presque du mal à se faire de la place. Et les belles villas années 30 qui sont posées sur leurs rives semblent d'abord contempler du caillou, avant de pouvoir regarder la mer. Mais entre 2 sessions de prises de vue différentes dans cette ville, j'ai aussi parcouru avec bonheur et moult déclics l'anse de Fabrégas du Sud de la Seyne sur Mer, fascinante par son port de pointus stationnant tous sur des rails inclinés plongeant dans l'eau. Bien qu'elle ne s'étale que sur un modeste 500 m environ, j'y ai dévoré plus de 2 heures sans mesurer que tout ce temps avait totalement filé.

   Au passsage, les amateurs avertis verront l'empreinte caractéristique d'un nouveau zoom très grand angle sur certains clichés - à cette occasion, j'ai même réussi à faire ressortir la couleur brique d'un galet en laissant venir une promeneuse à chevelure de même nuance : pas banal.

   Pour visualiser tout cela, rendez-vous ici :

Anses de Corton et de l'Arène et leurs hauts
Anse de Fabrégas