Provence

2015, dernières belles lumières impressionnistes

  Je continue dans la veine de ce travail que j'ai entamé il y a 3 ou 4 ans, sur un mélange de figuratif et d'impressionnisme dans le même cliché, car faisant la part belle, parfois même dominante, aux reflets dans l'eau, avec divers effets :

- rappel de formes et de couleurs proches, mais déformées, ex : barques/barques

- évocations provençales complémentaires : barques réelles, opposées à ciel, immeubles ou élément de port uniquement réfléchis

- complicités par des dominantes de teintes qui s'évoquent les unes les autres, dans la réalité et dans les reflets

  Et voilà, je vous parlais précédemment d'"une autre moisson à vous offrir", à l'aide notamment du 300 mm f5,6 manuel, compact, léger et de qualité que j'ai à présent à disposition. Je rappelle aux non initiés qu'un objectif de très longue focale permet de grossir et/ou d'isoler des éléments dans une vue, ce qui est particulièrement adapté à une application sur des bateaux à la fois à quai et à distance. Ce nouveau recueil, c'est à présent chose faite, réalisée sur le petit port de La Madrague de Saint Cyr, puis à La Ciotat, avec la particularité  d'une lumière uniformisée sur cette dernière localité, par un ciel légèrement voilé ; avantage : peu d'ombres portées, ce qui mettait reflets, barques et environnement sur un même pied d'égalité de luminance, amplifiant l'effet "écho" de taches de couleurs proches entre elles, d'un sujet et d'un plan à l'autre.

Je vous invite à découvrir cette nouvelle livraison par ce lien :

 

Lumières fin novembre

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Reflets de Provence, bis

  Peut-être vous souvenez-vous de ce que j'avais précédemment qualifié "d'impressionisme des scènes en eau calme" ; et bien, sur ce thème, j'ai remis ça à Sanary, en cette fin septembre 2015. Et je ne résiste pas à vous le dire, dans cette approche, 2 ou 3 photos frisent l'exceptionnel.

  A voir donc ici :

Sanary septembre 2015

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Autour de...mais lisez plutôt la suite !

  Et oui, je n'avais pas encore eu le plaisir de vous offrir le résultat de cette promenade, en pleine bascule de 2014 vers 2015, et également sur une ligne de crête, mais au sens géographique du terme : celle qui sépare quasiment les territoires de Bandol et de Saint Cyr sur Mer. En effet, sur cette ligne, vous aurez le plaisir de dominer l'assez impénétrable golf Frégate (j'ai essayé 2/3 fois..., sans succès), lequel s'étale juste derrière la côte, à la hauteur du fameux rocher dit du sous-marin, dans la petite baie de la Moutte.

  Si vous êtes emballés par le ou les panorama(s) que je vous soumets au point de vouloir filer sur place toutes affaires cessantes, lisez ceci avant de foncer : en effet, ce n'est pas tous les jours que l'on saisit en photo ou visuellement 3 Canadair qui s'entraînent à écoper, sagement alignés, à la queue leu leu, à l'entrée de la baie des Lecques, d'une part. Et d'autre part, tous les clichés que je vous soumets ont été pris depuis ce site avec des focales longues, très grossissantes, jusqu'à 12 fois dans un cas. Donc, ne criez pas au miracle si vous découvrez sur ma galerie de photos l'île de Riou qui semble voisiner avec celle du Planier, le tout à près de 40 km de votre serviteur, je n'ai rien déplacé du tout d'aussi massif.

  Comme un bonheur n'arrive jamais seul, je vous offre pour le même prix quelques saisissantes vues prises à cette même saison, toujours autour de ces territoires. Et vous verrez que, en matière de couchers de soleil, vous en aurez sous toutes ses formes. Et oui, les journées sont alors si courtes : on les déguste même après leurs fins. Et les pointus au mouillage sont toujours aussi chamarrés et touchants, en toutes périodes de l'année, que ce soit la Juliette bleu ciel du port de Cassis, ou ces alignements de bateaux traditionnels soigneusement rougis au feu d'un soleil à 5 min de son extinction quotidienne.

  Donc, rendez-vous là :

Noël 2015, au bord de la Méditerranée

Reflets de Provence

  Meuhhhhhhhhhhh non, je ne l'avais pas oublié, ce brave site web. Et donc, coucou, je suis de retour, car j'avais des choses intéressantes à vous montrer. D'autant que cette idée de travailler sur "l'impressionisme des scènes en eau calme" m'intéresse de plus en plus, donc je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le résultat d'expériences contemporaines de cet hiver.

  Donc, profitez, profitez, et regardez là :

Reflets en Provence

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Le Castellet

  Dernier lieu de nos promenades d'automne via ce site : le Castellet. Je n'aime pas beaucoup cet endroit qui, en saison estivale, se transforme en centre commercial et artisanal à ciel ouvert, avec une foule nombreuse, où il semble que la production locale se soit spécialisée dans la génération de boutiques prêtes à plumer le touriste. De plus, c'est une place forte de structure médiévale, donc étroite. Pour un photographe amoureux de paysage, d'espace et légèrement claustrophobe, c'est l'horreur. C'est pourquoi j'aime la voir de loin, sur sa colline, perchée. Et, malgré ses silhouettte et authenticité, Le Castellet ne fait pas, à ma grande surprise - et peut-être à la vôtre -, partie des plus beaux villages de France. 

 En revanche, sur site, la vue sur les alentours, sur les cultures aux pieds de la place forte, sur la plaine qui fait communiquer Cassis avec Toulon, sur la Cadière d'Azur jumelle, sur la trouée de passage vers Bandol, sur la mer au loin, est tout à fait unique. Et puis, par de douces journées  d'hiver ou d'automne, on peut vraiment s'y promener paisiblement et également découvrir les pierres calcaires dorées si attachantes dans la construction provençale traditionnelle exclusive à ce vieux village. Même moi, avec le viseur du boîtier très souvent à l'oeil, je n'ai pas réussi à me cogner à un autre curieux ; alors, si l'envie vous en prend, un conseil : un passage sur place n'est pas simplement recommandable, il s'impose.

Le Castellet, automne 2014

Vignes en automne, 3/3 : La Malissonne

  Suite et effectivement, fin : nous terminons notre trilogie de vignes en automne autour de - et sur la commune de Saint Cyr sur Mer, et pas question de le faire autrement qu'en beauté. C'est donc à la Malissone que ça se passe, c'est localement un quartier, mais plus encore, un chemin qui domine les vignobles au Nord en direction du Castellet, et qui, par sa faible, mais réelle, altitude, permet d'apercevoir la plaine littorale se terminant jusqu'aux Lecques, dans la Méditerranée.

  Depuis ce point de vue, on découvre un panorama d'autant plus intéresssant qu'il est découpé en de nombreux plans, par des haies, des lignes d'arbres ou d'autres séparations végétales. Orienté au Sud-Ouest, il est parfait pour les vues de mi-saison, l'après-midi si l'on veut s'assurer de beaux contre-jours. De plus, la profondeur de cette zone est suffisament importante pour qu'il s'y passe quelque chose d'attirant en permanence ; c'est ainsi qu'une session précédente m'avait permis de découvrir inopinément des planches évoluant sous voile de kite, et je vous laisse pour cette fois le soin de localiser le décollage lointain d'un Canadair dans la baie sur un des clichés de l'album ci-dessous :

Saint Cyr, la Malissonne

Bande de p'tits veinards ! Régalez-vous de vignes en automne : autour du Moulin de Saint Côme (1/3)

 Si l'on me demande quel est le spectacle qui m'a amené un jour à persévérer dans la photo, je crois que sans hésiter je répondrais : les lumières de contre-jour puissantes, entre octobre et novembre, quand elles allument un vrai feu dans les campagnes et les montagnes. D'autant qu'elles sont forcément rasantes à cette période de l'année, et en conséquence, transforment tout feuillage normalement constitué sous nos latitudes en véritable collection de vitraux. Donc, à ceux qui n'aiment pas les verres colorés de jaune, or, fauve, rouge ou roux, je conseille d'ores et déjà de ne pas vous incruster ici. L'exercice est d'autant plus intéressant sur les rivages de la Méditerranée avec les cyprès et les oliviers, car ils jouent à contre dans les formes, avec leurs élancements rythmant la platitude du vignoble,  parfois moutonnant à perte de vue sur les collines, et surtout dans les fonds, avec des verts prononcés souvent très sombres ; et quelle émotion, quand un mas ou une bastide un peu anciens, aux murs fauves de pierre calcaire, aux toits plats et aux tuiles romaines se réfugie au fond du paysage, juste en silhouette, avec ses inévitables sucettes géantes végétales qui montent la garde tout autour. On dirait d'immenses et minces soldats qui sont là pour tenir l'intrus en respect. Dans la lumière qui arrive derrière eux, ils s'endeuillent de quasi noir, et sont alors particulièrement intimidant. Dans de tels environnements, j'aime l'ensemble de ces demeures et de leurs abords juste découpés sur le paysage, sans guère de détails de façade ou d'architecture ; à moins de vrais cas d'exception. Et un peu de fumée qui quitte paresseusement sa cheminée dans un air tranquille me met au comble de l'extase.

  Alors voilà, on va voir ça en 3 épisodes, le premier à découvrir par le lien ci-dessous se situant autour du vieux Moulin de Saint Côme, aux confins des communes de Saint Cyr sur Mer, La Cadière d'Azur et Bandol. Puis nous nous transporterons au Nord-Ouest de Saint Cyr. Nous terminerons en grande beauté, depuis le quartier de La Malissonne à Saint Cyr, avec vue plongeante jusque dans la mer dans ses bords des Lecques.

  Profitez de ces derniers feux solaires, avant de vous plonger dans les longues nuits dans lesquelles viennent se glisser Noël et sa magie.

  Comme incitation, j'ajoute à cela que certaines des photos de cette série comptent parmi celles que j'estime comme les plus belles que j'aie jamais prises. Et j'ajoute qu'un de mes proches, à propos de la photo de couverture, évoquait "la perfection". Alors...

Autour du Moulin de Saint Côme

Le meilleur de cette fin de saison : La Ciotat ?

  J'ai beaucoup de goût pour La Ciotat, et vois avec plaisir le surgissement de cette ville que j'évoquais dans mon livre, et qui maintenant se concrétise presque complètement. Elle se sort de son embarras de travaux, mais malheureusement, son nouveau cadre est assez bétonnesque, et pas suffisament verdi par des étendues de jardins et de plantations, spécialement sur ses bords de mer. Néanmoins, le résultat est élogieux, et la ville a gagné en calme, en majesté et en propreté ; en standing, comme on disait il y a quelques décennies. D'autant que mes derniers passages me laissent le souvenir de bateaux de plus en plus luxueux et de plus en plus grands stationnés dans la zone de réfection située de l'autre côté du port quand on arrive de Saint Cyr par l'Est, ou de Cassis. Car pour moi, tout tourne autour du vieux port comme centre d'intérêt de premier plan dans cette localité et, contrairement à beaucoup, la proximité des grandes grues ne m'y dérange pas. Au contraire, je trouve que ces silhouettes qui s'élèvent sont des sortes de sculptures volontairement brandies vers le ciel, qui meublent le vide face au plein des façades du vieux port, rendent hommage à la beauté des lieux, et en réalité, ne la déparent pas.

  Je n'avais pas été sur ce port bien souvent en été. Mal m'en avait pris, car ce rassemblement particulièrement dense de pointus et d'immeubles anciens, agencés en une succession seulement interrompue par la majestueuse église Notre Dame, est une réjouissance de lumières et de couleurs : très vives sur les bateaux, pastel, sur les façades. En un peu plus d'une heure, allant d'une darse et d'un ponton à l'autre, j'ai pu mitrailler tous ces vieux bateaux si amoureusement laqués à m'en faire une collection complète de magnifiques souvenirs en image en une seule fois. Avec le blanc qui les domine, ils semblent sourire au soleil, et cela leur va bien. Bravo à leurs propriétaires et aux associations comme les calfats de l'Escalet qui se mettent en peine pour les garder en cet état de véritable apparat. Qui plus est, si l'on veut un jour s'initier à l'art de la capture de reflets de bateaux ou de constructions provençales traditionnelles, et bien, on ne passera pas sur des bancs d'école rassemblés dans une salle fermée, mais au contraire, on parcourera inlassablement des hectomètres de plancher en bois de pontons à l'air libre qui s'insinuent au milieu d'un enchevêtrement de vieilles barques réjouisssantes et joyeuses, enclavé dans la vieille ville de La Ciotat. Et on se penchera avec gourmandise sur le calme des eaux du port et leur pellicule d'impressionnisme répandue à leur surface.

  Peu après, je suis retourné sur place pour flâner entre ce port et le casino, et en supplément, je vous livre des photos captées en fin de journée également, mais après la séquence évoquée ci-dessus, avec la mer toujours bien présente, et le spectacle des hommes et de leurs embarcations toujours vivace et renouvellé, sous l'oeil réjoui par avance, et l'objectif, du photographe.

La Ciotat sept 2014